vendredi 14 octobre 2011

Pour Gayaneh...

Fraichement cueillies...
Sur la pointe des pieds
Cheveux encore
Embroussaillés
Au sortir du vers
Nid douillet...
De si jolies fleurs
Issues à peine nées
Des rêves de Puce
Pour Gayaneh...


jeudi 13 octobre 2011

Remiser les questions.

Sur chacun de mes actes
De mes décisions
Je démêle ce fil
Cil ne doit plus m'étrangler
Déliée libérée
Je ne suis pas le centre
Ni mes rêves l'intérêt
Ceux des enfants
Uniquement comptent
Les exaucer
Force de constater
Chaque jour
Les progrès
Confirmation
Que sagesse et foi
Ne peuvent que bien
Diriger mes pas...

mercredi 12 octobre 2011

La haut perchées...

Au fil les lignes
Charmantes, toutes noires
Courbes pointes
Une à une...
Points et virgules
Jolie portée
Au jour le jour
Émue et muette
Les yeux embués
Je les ai attendues
Puis comptées...
Perchés sur mes cils
Mes vœux  mes espoirs
Mes petits secrets
Un à un...
Égrainés
L'un après l'autre
Tous délaissés.

vendredi 7 octobre 2011

Le Hanneton .

Tout à coup un grand hanneton vint à passer, et, l’ayant aperçue, il entoura son corps délicat de ses pattes et s’envola avec elle dans un arbre. Quant à la feuille verte, elle continua à descendre la rivière avec le papillon, qui ne pouvait s’en détacher.
Dieu sait quelle fut la frayeur de la pauvre petite Poucette quand le hanneton l’emporta dans l’arbre ! Cependant elle plaignait surtout le beau papillon blanc qu’elle avait attaché à la feuille, et qui mourrait de faim, s’il ne parvenait pas à s’en défaire. Mais le hanneton ne se souciait pas de tout cela ; il la fit asseoir sur la plus grande feuille de l’arbre, la régala du suc des fleurs, et quoiqu’elle ne ressemblât nullement à un hanneton, il lui fit mille compliments de sa beauté.
Bientôt tous les autres hannetons habitant le même arbre vinrent lui rendre visite. Les demoiselles
Vignette de Bertall

hannetons, en la voyant, remuèrent leurs antennes et dirent :
« Quelle misère ! elle n’a que deux jambes.
— Et pas d’antennes, ajouta une d’elles ; elle est maigre, svelte, elle ressemble à un homme. Oh ! quelle est laide ! »
Cependant la petite Poucette était charmante ; mais, quoique le hanneton qui l’avait enlevée la trouvât belle, en entendant les autres, il finit par la croire laide et ne voulut plus d’elle. On la fit donc descendre de l’arbre, et on la posa sur une pâquerette en lui rendant sa liberté.
La petite se mit à pleurer de ce que les hannetons l’avaient renvoyée à cause de sa laideur ; cependant elle était on ne peut plus ravissante